PRESSE




Modification 7 : le 31 mars 2016

 À l'Institut Français d'Oran




MINBAR EL GHARB - ORAN – 24 février 2016


 « Les Algériens doivent sauter au dessus du  passé pour bondir vers un avenir couronné de succès ».

Jean Kersco appelle les Algériens à mettre de côté le passé et bondir avec les relations Algéro-françaises,  afin de les mener à un niveau développé et laisser la politique loin.

Et  Jean Kersco a ajouté, pendant qu’il était l’invité de Ouest Tribune au quartier de djamel Eddine, que le passé n’a pas ce degré  d’influence tel qu’il est perçu actuellement par les Algériens,  parce qu’on aura du passé la même vision qu’on a aujourd’hui de l’histoire grecque et romaine.

Ce qui nécessite, d’après son point de vue,  de regarder avec optimisme vers l’avenir ; cependant il a  souligné que ceci ne veut pas dire d’abandonner le souvenir amer, mais seulement de le contourner.
Il a reconnu qu'il  est mieux apprécié en Algérie qu’en France, comme il a écrit beaucoup d'articles dans son site internet, et il a déclaré dans plusieurs de ses conférences les attitudes et les points positifs envers l'Algérie, en particulier quand il faisait son service militaire  durant la révolution algérienne.

Dans cette visite, au cours de laquelle il était  accompagné par le représentant de la Fondation Émir Abdelkader,  Jean Kersco a abordé une discussion sur l’Émir,  et il a  confirmé que celui-ci  était un ami des Français, mais pas un ami de la France « officielle ». Il a expliqué que l’Émir aurait averti le Ministre de la Guerre de Louis-Philippe des conséquences désastreuses de l’expédition des « Portes de Fer » et aurait pu le rappeler ensuite à Napoléon III.

Jean Kersco  a parlé des souvenirs qu’il gardait  pendant qu’il était militaire à  Beni-Fouda, près de Sétif,  en 1961 durant les  événements qui ont eu  là-bas, en soulignant que même si la stratégie de donner la souveraineté à l’Algérie était juste,  il aurait fallu que la société civile algérienne acquière préalablement les moyens de la gérer au mieux.

En  parlant des Algériens, et leur statut en tant qu'immigrants  actuellement en France, Jean Kersco a dit que leur image de marque actuelle n’est malheureusement pas toujours excellente,  à la différence du passé où les Algériens se tournaient vers la France afin seulement de chercher une possibilité d’emploi. Toutefois, il a noté que l'Algérie avait des qualifications  pour être le « Japon de l'Afrique » si ses enfants savaient comment travailler dans ce cadre.

Jean Kersco  est né  en janvier 1937 à  Paris  - il a été ingénieur d’études, de  travaux puis d’affaire. Il a occupé divers postes, y compris celui de Chef du Département de génie civil, en Iran et au Gabon, pour terminer sa carrière professionnelle en tant qu’expert en génie civil à Elf Aquitaine ; en outre, il a été secrétaire général du syndicat national des Cadres du Bâtiment et Travaux Publics ; il a été également secrétaire général de l'Association des Anciens des Affaires Algériennes, entre 1995 à 1998. Il a fait un livre « Quand le merle sifflera » qui raconte son expérience algérienne, dont plusieurs exemplaires circulent en Algérie.

À noter qu’il est venu en Algérie pour donner plusieurs conférences.

Mimi KALAN

Journal El Djaoumhouria 27-02-2016

Il est temps de mettre en évidence les aspects positifs des relations historiques Algéro-françaises.
Jean Kersco a donné le soir de mercredi dernier une conférence de presse à Oran, dans laquelle il abordé ce qu’il appelle « les relations positives entre les Algériens et les Français, depuis l’antiquité jusqu’à nos jours ».

Son intervention s’est faite en présence de Chamyl Boutaleb, Président de la Fondation Émir Abdelkader, ainsi que de son Secrétaire général Mohamed-Hamid Ghenoun. Y assistaient un grand nombre de personnes intéressées par l’histoire, ainsi que les Présidents des associations des Wilayas.
C’est après la tempête qu’on voit habituellement un arc-en-ciel apparaître dans le ciel. Voilà une explication simplifiée des relations entres les Algériens et leurs homologues français.

Dans sa conférence, en soulignant les manifestations de cet arc-en-ciel qui a imprimé l’histoire partagée entre les deux pays à partir de l’époque phénicienne. Parmi les habitant d’Oran et des wilaya voisines, nombreux sont ceux qui ont du sang phénicien dans les veines.

C’est un fait que les Phéniciens sont connus depuis les temps anciens pour leurs voyages et le commerce dans des nombreux pays du monde. Et cette ancienne civilisation a réussi à établir ses colonies au Portugal, et elle est même arrivée  jusqu’en Bretagne, en France, où il a été découvert une statue de Tanit à l'embouchure de la rivière Vilaine.

Ensuite il a parlé de l’époque concernant la Légion Maurétanienne, surtout après le déclin de l'époque romaine. Pour répondre aux conditions de l'invasion barbare de l'une des tribus asiatiques  les Romains  font  appel aux volontaires  numides, spécifiquement la  Légion Mauritanienne, pour les aider  à faire face à l’invasion. Il a été trouvé certains éléments de preuve dans beaucoup de régions en France, plus précisément dans la ville de Corseul (aux limites de la Bretagne et de la Normandie).
Ensuite, il a parlé des invasions arabes qui ont visé le duc de Toulouse, qui voulait épouser la fille d’un ami et voisin musulman d’Espagne, ainsi que les voyages effectués  par les Arabes en Bretagne. 

Au sujet de l’Inquisition en  Espagne, qui visait les juifs et les musulmans, il y a eu la façon dont le roi Henri IV,  par décret du 22 Février 1610, a reçu  des centaines de Maurisques d’Espagne. Il a cité aussi  les nombreux  accords de paix et commerciaux signés entre les rois de France  et les Deys d’Alger, ainsi que les  correspondances  échangées entre Bonaparte et Mustafa Pacha.

Lors de la libération de l’Émir Abdelkader de sa résidence surveillée au château d’Ambroise, il a dit que le fondateur de l’État algérien a préféré vivre dans un pays musulman, jouant son rôle dans l'extinction du feu dans le conflit contre les chrétiens à Damas en 1860.

Il a fait état des correspondances échangées entre l’Émir  et son ami Ferdinand de Lesseps, en l'encourageant à creuser le canal de Suez en Égypte.

Et pour sceller son discours,  Jean Kersco a parlé des menaces aux rives de la Méditerranée, en appelant à l’union pour faire face à ces menaces, en citant  le philosophe Xenophon :  « Ce n’est pas un discours de dernière heure qui fait des vainqueurs. Ce sont les institutions et les mœurs qui, lentement, rendent les hommes dignes de vaincre ».

Il a enfin souligné que la mémoire de l’Émir pourra être un nouveau départ pour le renforcement  et la collecte  de l'amitié algéro-française à partir de Paris, et plus précisément de la ville de  Montfermeil, où il y a de nombreux résidents  d’origine oranaise. 

Par Caïd Amar HOUARI

(Journal El Djoumhouria  2-03-2016)

Jean KERSCO à l’invitation de l’Institut culturel français  à  Oran
L’itinéraire de  l’Émir Abdelkder est un patrimoine mondial commun.
L’Institut culturel français d’Oran a invité hier soir l’historien et écrivain Jean Kersco qui a présenté une conférence intellectuelle sur le chemin de la lutte du fondateur spirituel de l’État algérien, l’Émir Abdelkader,  qu’il considère comme faisant partie du patrimoine de l’humanité.  Il a aussi dévoilé l'histoire des relations Algéro-Françaises,  d'une perspective positive, en la présence du Président de la Fondation Émir Abdelkader,  M. Chamyl Boutaleb et celle du Secrétaire général  M. Mohamed-Hamid Guenoun.

Le conférencier français a souligné aussi l'importance de mettre en évidence l'histoire commune qui relie les deux pays, et il a déclaré dans sa conférence, dont nous avons reçu une copie,  qu’après la tempête on voit  normalement dans le ciel un arc-en-ciel, en dépit des tragiques expériences laissées par les crimes coloniaux français dans notre pays. Parmi les manifestations des  relations positives entre les deux pays, Jean Kersco révèle l'ère phénicienne, mettant en évidence l'histoire de cette ancienne civilisation, dont ses premiers habitants ont effectué des voyages de commerce,  qui ont abouti à la création de colonies au Portugal. Jean Kersco a souligné qu’il y a beaucoup d’indices qui prouvent les liens commerciaux et le rapprochement culturel entre les peuples des deux pays, y compris la découverte d'une statue de Tanit à l'embouchure de la rivière Vilaine, en Bretagne.

D'autre part, le chercheur français a abordé le sujet du  roi français Henri  IV qui a accueilli  par décret  du  22 février 1610, des centaines de Maurisques, ainsi que les correspondances  entre Bonaparte et Mustafa Pacha, le rôle  de l’Émir  Abdelkader  pour  éteindre les flammes de la sédition  (Al Fitna) et  sa protection  des chrétiens à Damas en 1860, ainsi que la correspondance entre  l’Émir  et son ami Ferdinand De Lesseps, l'encourageant  à creuser le canal de Suez en Égypte, ainsi que d'autres faits historiques importants.

Haute Boukhari

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 OUEST TRIBUNE (Oran)

Il faut regarder vers l’avenir. C’est en résumé ce que préconise M.Jean Kersco en ce qui relève des relations algéro-françaises. Il s’agit de faire un travail au présent auprès des Français d’origine algérienne qui n’arrivent pas à s’intégrer dans la société française et notamment chez ces jeunes de banlieue où souvent éclatent des actes de violence très graves.

En visite à notre journal, en compagnie du président de la Fondation Émir Abdelkader, M.Chamyl Boutaleb, Jean Kersco, insiste sur le fait que les relations entre Napoléon III et l’Émir Abdelkader n’ont jamais été des relations de vainqueurs et de vaincu et que jamais l’Émir n’a été humilié à la fin de la guerre contre les soldats français.

Cette relation, on pourrait s’en inspirer sans pour autant lui donner un quelconque caractère politique aujourd’hui. Il s’agit de renforcer les liens entre les peuples et laisser la politique et ses calculs loin de ce rapprochement.

Lui-même, révèle-t-il, a servi sous les drapeaux de l’armée française pendant la guerre d’Algérie, de 1961 à 1962, représentant du Sous Préfet de Saint-Arnaud (El Eulma) et a voulu, comme il le dit, être le représentant du peuple algérien et il a pu faire la paix, en deux mois grâce à ses efforts qui ont été couronnés de succès. D’ailleurs, sur cette expérience il a publié un livre intitulé «Quand le merle sifflera».

Faire confiance au génie des peuples est le meilleur socle sur lequel on peut bâtir des relations apaisées. Et même s’il se dérobe à cette lancinante question de savoir si la France doit reconnaître ses crimes en Algérie, Jean Kersco pense que le passé ne peut pas permettre de voir ce qu’il appelle «l’arc en ciel qui vient juste après les orages».

Pour lui, la guerre d’Algérie ne peut être un frein face à ces relations entre deux peuples liés par plusieurs facteurs et qui partagent bien des pans de leurs cultures. Très engagé sur les réseaux sociaux, il parle avec fierté de son site «dakerscocode» dédié justement à tous ces faits historiques et autres qui peuvent servir aux rapprochements entre les peuples. Une centaine d’articles sont dédiés à l’Algérie, mais pas uniquement, puisque 400 concernent toute la Méditerranée.

Un travail de fond où s’entassent plusieurs interventions documentées qui font voir ces relations sous un autre angle. Il faut dire que notre invité est un adepte de la politique du meilleur et en grand optimiste, il suggère de ne retenir que ce qui a été bon dans les relations entre les pays. Ce fut d’ailleurs le thème de sa conférence donnée hier au Centre Culturel Français et intitulée «Des bons rapports entre Français et Algériens depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours».
Nabil.G


 http://www.ouestribune-dz.com/fr/chacun-a-sa-verite-et-il-faut-regarder-vers-lavenir/

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Numéro 537 de l'Ingénieur Constructeur, magazine des ingénieurs de l'École Spéciale des Travaux Publics (janvier 2016) :


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Le 21 septembre 2015, France 24 (en langue arabe) a publié une vidéo  sur la conférence donnée au Centre culturel algérien de Paris par le Docteur Chamyl Boutaleb, Président de la Fondation Émir Abd-El-Kader, conférence co-présidée par Jean Kersco


Le 12 mai 2015, interview par Radio Sétif (en langue arabe) sur sa conférence donnée à la Maison de la Culture Houari Boumediene, sur le thème de l'amitié entre l'Émir Abd-El-Kader et l'Empereur Napoléon III



  Rencontre
À 75 ans, celui qui a parcouru le monde comme expert international en génie civil, cousin lointain de Jack Kerouac, s'intéresse depuis longtemps à la cause algérienne. A tel point que le journal algérien El Watan lui a consacré la dernière page de son numéro sur le 50 e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, en juillet dernier.


À l'époque, Jean Kersco était officier des Affaires Algériennes. « Volontairement. J'ai choisi d'aller en Algérie pour montrer qu'il était possible de faire la paix. À la fin de la guerre, j'ai même pu filmer les fêtes de l'indépendance à Sétif... » Son livre "Quand le merle sifflera" (éditions Thélès) évoque l'application concrète d'une stratégie gagnante. Une stratégie qu'il aimerait voir appliquer en Afghanistan.

Algues vertes : « Une solution existe. »
Dans sa maison du Moulin de la Rive où il aime à se ressourcer (le reste de l'année, il vit à Paris), il raconte souffrir des algues vertes depuis plus de vingt ans : « Il existe un brevet pour transformer les nitrates en azote et oxygène. Leur pourriture excède de loin le seuil léthal. L'inertie des pouvoirs publics a été dramatique à ce sujet. » L'expert maritime regrette aussi de voir le site se dégrader au fil du temps, à cause d'un épi construit en dépit du bon sens. « Du coup, la descente à la plage n'est plus praticable. »


Sur son blog, il évoque d'autres sujets comme les Phéniciens en Bretagne : « Je démontre que la Bretagne n'a pas uniquement un passé breton. Ils venaient négocier du vin et de l'huile d'olive contre de l'étain alluvionnaire du Léon. Le Moulin de la Rive était situé à l'extrémité de la zone. »


Conférence, le 13 septembre, à Rennes
Le sens de la formule, de la pensée concise, la mémoire phénoménale des chiffres et des faits caractérisent l'homme. Cette vision géopolitique le pousse à rendre un hommage à Napoléon III, pour « sa politique arabe exemplaire ». Un sujet qui passionne Jean Kersco.


D'ailleurs, il donnera une conférence, le 13 septembre 2012, à Rennes ( à 18 h, à la maison des associations ) sur Napoléon III et Abd El-Kader, histoire d'une amitié. Un prétexte pour évoquer la situation Nord-Sud actuelle.


http://napoleonkersco.blogspot.fr

Il milite pour l'union des Méditerranéens - Rennes

mercredi 12 septembre 2012

Jean Kersco a des origines finistériennes, léonardes, précisément.
Jean Kersco ( pseudonyme ) œuvre pour l'amitié franco-algérienne. Il s'intéresse à deux personnages de ces pays.

Trois questions à...  Jean Kersco,
ancien expert international en génie civil.

Pourquoi cet intérêt pour l'amitié entre Napoléon III et Abd el-Kader ?
Napoléon III et Abd el-Kader sont deux grands Méditerranéens qui ont les mêmes valeurs. Mais ce n'est pas suffisant : dans les relations entre la France et l'Algérie, on parle souvent d'amnésie. Le mot n'est pas exact, il vaut mieux parler d'ignorance. Comme tout un chacun, d'abord ignorant, puis en étudiant les sources, je suis allé de surprise en surprise. Par exemple, j'ai découvert qu'Abd el-Kader a fait hisser le drapeau français sur sa demeure pendant les émeutes de Damas en 1860, que Napoléon Bonaparte a failli être empereur du Maghreb. Je l'évoquerai lors de ma conférence.

Vous avez filmé les fêtes de l'indépendance à Sétif...
Oui. Pendant mon service militaire, en tant qu'appelé du contingent, j'ai été mis à disposition du corps préfectoral. En présentant mes respects à mon dernier sous-préfet, le neveu de Mohamed Boudiaf, président algérien assassiné quelques années plus tard, je lui ai manifesté mon souhait de filmer ces fêtes. Il m'a recommandé à leur organisateur, Maître Arezki. C'est ainsi que pendant deux jours, je me suis promené ( et j'ai filmé ) dans Sétif, comme un poisson dans l'eau.

Vous parlez de l'amitié franco-algérienne et de raisons d'espérer...

L'Algérie n'est pas le pays où les gens ont le couteau dans la main. L'Algérie est le pays où les gens ont le cœur sur la main. Pour preuve, le grand quotidien algérien de langue française El Watan qui, dans son numéro spécial consacré au cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, m'a fait l'honneur de sa quatrième de couverture. Ou encore le maire du village, où j'ai travaillé, il y a cinquante ans, qui m'a proposé de faire la « photo de famille » avec mon épouse assise dans son fauteuil de maire !

Recueilli par Édouard MARET.